13 août 2024
Refuge de Longon, 1.870m
Un délicieux petit-déjeuner m’attend au réveil, du bon pain, un large choix de confitures, pâtes à tartiner, beurre de cacahuetes, miels et autres, du beurre et yaourt maison, du muesli. Bref un festin.
J’avais aussi profité d’être au refuge pour prendre quelques photos du profil de la variante (GR52) pour aller sur Menton, ça me rajoute quelques jours de marche en plus, mais je suis en avance sur mon programme.
Je prends le départ vers 7h45 le ventre bien plein.
Un peu plus loin je commence à capter le réseau et je regarde la météo des prochains jours. Je me rends compte qu’une bonne tempête arrive avec beaucoup d’orages à partir du sur-lendemain pour environ 5 jours. Je remets en cause mon arrivée sur Menton parce que ça ne vaut pas le coup de traverser le Mercantour par cette météo, la région étant connu pour ses orages violents. Je me rends alors compte que mon arrivée est si proche si je vais vers Nice !
Rougios, 1.466m
Bivouac possible, ruisseau proche
Environ 50mn/1 heure en descendant depuis le refuge, on arrive sur Rougios (Vacherie des gérants du refuge). Idéal pour bivouaquer si on ne veut pas passer la nuit au refuge.
Roure, 1.100m
La descente se poursuit en passant par le village de Roure. Aujourd’hui c’est alerte canicule, et je le sens assez tôt dans la journée. Je passe par le refuge pour boire un café, avant de continuer vers Saint Sauveur sur Tinée.
Saint-Sauveur-sur-Tinée, 492m
J’arrive en fin de matinée et je m’arrête boire un autre café, et me ravitailler au supermarché pour le déjeuner.
Je reprends ma route vers midi sous un soleil de plomb, il faut maintenant que je prenne 1.000m d’altitude et j’espère à ce moment là avoir un peu d’ombre sur le chemin. L’air est extrêmement chaud, et vu l’heure de la journée je dois malheureusement monter en plein soleil. Je m’arrête toutes les 20/30mn et j’ai du mal à supporter l’effort sous cette chaleur.
Je craque dans mon ascension, et je me mets à pleurer, de cette montée qui est trop dure sous le soleil, de m’imaginer que l’aventure se termine dans quelques jours, mais aussi de me rendre compte de tout ce que j’ai accompli, tout ce chemin depuis le lac Léman, et d’imaginer ce moment où je vais me jeter dans l’eau à Nice et retrouver Gabriele. Je n’avais pas vraiment pris de recul jusque là et quand on est dedans on a l’impression que ça va durer pour toujours, on perd la notion du temps. Beaucoup d’émotions sur cette difficile journée de canicule.
Rimplas, 981m
Je profite de traverser le village pour remplir ma gourde et je fais attention à boire beaucoup. Je descends un peu jusqu’à Bolline pour ensuite remonter vers Saint-Dalmas-Valdevlore. Je continue l’ascension, avec de la musique dans écouteurs pour trouver la motivation à arriver en haut.
Saint Dalmas Valdeblore, 1.300m
Le camping de la Ferme étant plein, je vais vers le camping Municipal, à une dizaine de minutes du village, après m’être arrêtée manger une glace maison sur la terrasse du café du village. Je passe ensuite faire quelques courses et retourne me faire à manger au camping.